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Pensionnaire de l’écurie Boy Bambara, Thiaat est actuellement aux Etats Unis à Brooklyn pour préparer son combat contre Mod’Dia de Yoff. Le poulain de Boy Bambara compte durer sept mois là-bas pour une bonne préparation. Dans une interview a accordé à Sunu Lamb, le fils de Dionewar indique croire dur comme fer de sa victoire contre le lutteur de Yoff.

Entretien

Depuis quand vous êtes aux Etats Unis ?

Je voulais voyager depuis longtemps, mais à cause de la maladie du coronavirus qui sévissait aux USA, j’ai dû retarder mon voyage. Les voyages étaient arrêtés, mais depuis qu’ils ont repris, j’en ai profité pour voyager. Depuis 15 jours, je me trouve aux Etats Unis, plus précisément à Brooklyn.

Vous allez y séjourner combien temps ?

Je suis aux Etats Unis pour préparer Mod’Dia de Yoff. Je suis pleinement dans mes entraînements. Je suis à l’écoute de mon staff. Tout ce qu’ils me diront de faire, je le ferai. Je dois séjourner ici pour une durée de sept mois, mais le jour ou le promoteur obtiendra une date, je serais prêt à revenir pour honorer mon contrat vis-vis de lui.

Qu’est-ce que vous savez de votre adversaire ?

Mod’Dia est un lutteur facile à affronter. Lui, aussi, il sait qu’il aura en face de lui un adversaire coriace. C’est la lutte, chacun se prépare pour avoir obtenir la victoire. Néanmoins, on fera tout pour rentrer avec la victoire le jour-J. Mod’Dia est un brave lutteur. Il a toutes les qualités d’un grand champion. C’est quelqu’un qui respecte ses combats, il est bon en lutte pure et en bagarre aussi. Il fait tout dans un combat pour rentrer avec la victoire.

Est-ce qu’il peut vous battre ?

Je ne sais pas s’il peut me battre. Mais moi Thiaat, je crois dur comme fer que je vais battre Mod’Dia. C’est Dieu qui décide avant tout. En tout cas, je travaille dur pour battre Mod’Dia.

Qu’est-ce qu’une victoire contre Mod’Dia peut vous apporter ?

Si je bats Mod’Dia, c’est une victoire qui peut m’amener très loin. Nous sommes de la même génération. Je devais dépasser ce stade depuis longtemps. Mais c’est mon destin, je n’y peux rien. C’est Dieu qui l’a voulu ainsi.

Pourquoi votre carrière a accusé un grand retard ?

Je peux dire que ma carrière a accusé un grand retard, parce que mes potentiels adversaires refusent de me tendre la perche. Ils m’évitent, je n’y peux rien. Certains avancent que je devais être au même niveau que les Balla Gaye 2, Modou Lô, Tapha Tine. Mais je n’y peux rien, s’ils ne veulent pas me croiser. S’ils m’avaient donné une chance, j’aurais dépassé ce niveau depuis longtemps. J’ai également perdu mes proches, à savoir mon frère et mon oncle, qui sont partis en Espagne pour gagner leur vie, un autre qui est dans la navigation, mon père Boy Bambara, qui est toujours malade. Ils étaient des soutiens de taille et ils m’aidaient beaucoup dans ma carrière. Leurs départs ont affecté ma carrière. Boy Bambara, à travers votre journal, je lance un cri de cœur. Je demande au monde de la lutte de voler à son secours. Il faut le soutenir de son vivant, il en a beaucoup besoin.

Assane Walo Gueye