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Le monde de la lutte ne va pas apprécier surement la sortie du ministre de la justice, Malick Sall, durant son intervention sur France 24. Pour le ministre, les lutteurs sont les principaux responsables de la violence notées dans le pays ces derniers jours. Des propos qui n’ont pas plus Ameth Konaté, coach de l’écurie Kaay Bakh. Pour lui, Malick Sall a offensé d’honnêtes citoyens. « Le ministre de la justice a offensé d’honnêtes citoyens et cela reste impardonnable. Nous prenons le peuple en témoin les lutteurs ne sont en aucun cas responsables de ce qui s’est passé dans ce pays. Nous refusons d’être l’agneau de sacrifice de ces gens malintentionnés. Nous ne sommes pas les boucs émissaires de ces incapables. Nous sommes des citoyens et nous le resterons à jamais », a répliqué le responsable de Kaay Bakh.

Il trouve irresponsable, le ministre et condamne sa sortie avec la dernière énergie.  « Le monde de la lutte condamne cette sortie du ministre jusqu’à la dernière énergie. C’est irresponsable de tenir ce genre de propos à l’endroit de dignes fils du Sénégal. Car plus patriotes que nous, tu meurs. »

Ameth Konaté rappelle l’engagement patriotique des lutteurs envers leur pays. « A l’occasion de nombreuses occasions nous avons montré notre patriotisme. Quand il a fallu combattre le covid nous étions sur la première ligne. Nous nous sommes investis financièrement humainement. Nous avons sensibilisé les populations nous avons aidé la banque de sang quand il y avait une pénurie. Nous avons avec nos propres moyens distribués des masques et du gel a la population. Et enfin quand les vaccins sont arrivés nous sommes toujours devant en participant à la sensibilisation. Mieux nos lutteurs ont donné l’exemple. Et pourtant nous sommes restés bloquer un an sans compétition alors tous les autres sports ont débuté leur programme. Tout cela nous le subissons mais en restant patriotes et responsables. Nous n’avons jamais appelé à l’insurrection au contraire nous agissons avec diplomatie avec nos dirigeants pour avoir gain de cause », a-t-il rappelé.

Assane Walo Gueye