écouter

A la suite de la réunion entre les promoteurs et le CNG, tenue vendredi passé à l’arène nationale, Leewtoo tv et Leewtoo.net ont sollicité un entretien avec le promoteur Fallou Ndiaye pour revenir sur les points discutés durant cette entrevue avec le bureau du CNG. Le patron de Ndiaye Productions, qui nous a reçu, dans son atelier sis à Pikine (Canada), a fait de graves révélations notamment des insultes qui auraient fusé durant la réunion. Le promoteur dénonce à cet effet, le manque respect envers Bira Sène de certaines personnes qui ont assisté à la réunion. Vous pouvez suivre intégralement cette interview sur Leewtoo TV.

Entretien

Quel bilan faites de la gestion d’Alioune Sarr après 26 ans de leadership ?

Le bilan d’Alioune Sarr, après 26 ans à la tête du CNG, est positif. Il a fait tout ce qu’il devait faire. Il est dans l’arène bien avant notre naissance ou bien nous étions très jeunes à l’époque. On l’a trouvé sur place en train d’effectuer un travail important, avec un caractère qui sied. Le seul reproche qu’on lui faisait était qu’il n’était pas à l’écoute des acteurs de la lutte. S’il prêtait oreille au monde de la lutte, personne n’allait demander son départ.

Bira Sène a succédé Alioune Sarr, attendiez-vous sa nomination ?

Non. Je le connaissais avant sa nomination mais je n’ai jamais pensé que c’est Bira Sène qui allait être porté à la tête du CNG. Mais après le départ d’Alioune Sarr, j’ai eu des échos qui me laissaient penser que Bira pouvait être son successeur. Je le connais, on a travaillé ensemble. On a été à Kaolack. On a passé la journée chez lui. On a discuté sur des questions qui concernent la lutte. C’est quelqu’un de posé.

Etes-vous satisfait des débuts de Bira Sène ?

De ce que j’ai vu, je ne suis pas satisfait de la manière à laquelle, il mène les débats. Si le président du CNG convoque les promoteurs, dans cette réunion, il doit y avoir du respect, de la correction, de la discipline et de la bonne communication. Durant cette réunion (la réunion s’est tenue le vendredi passé à l’arène nationale NDLR), on a constaté de l’indiscipline, du manque de respect. Lorsque j’ai pris la parole, j’ai demandé au président si un individu pouvait cumuler deux postes au niveau du CNG. Il m’a répondu que cela n’était pas possible. C’est cette question qui a créé le désordre dans la salle. Des insultés ont fusé devant le président du CNG. Heureusement, je n’ai pas répondu parce qu’on ne m’a pas éduqué dans l’insolence. Ceux qui croient qu’ils peuvent nous atteindre de cette manière, ils se trompent. Je ne réponds pas ces genres de provocations. Le président nous a convoqué, notre devoir était de venir répondre dans la paix et le respect. Durant la réunion, un membre du CNG, coopté par le ministre, s’est mis debout et a dit que les personnes qui étaient autour de la table ne connaissaient rien de la lutte. Qu’il était le seul qui connaissait tout. Le président était autour de la table. Son vice-président, le chargé de la communication du CNG également étaient présents. Ces propos ont été tenus le vendredi, jusqu’à aujourd’hui, mardi 1 décembre 2020, aucune réaction de la part du président, concernant ce problème, n’a été entendu. Est-ce que ne nous regrettons pas déjà Alioune Sarr ? Aucun individu n’osait se comporter de la sorte devant Alioune Sarr.

Qui est l’auteur de ces propos que vous dénoncez ?

Je ne vais pas citer de nom. Il se reconnaitra. En tout cas, il n’est pas un promoteur. Parce que les promoteurs sont des personnes civilisées. Ce que j’attendais du CNG, c’est qu’il prenne ses responsabilités par rapport à cette situation. Le président est quelqu’un de calme, de posé et nous ne pouvions pas se comporter autrement. Ils n’ont pas pris de décision sur la question, mais je leur avise. La prochaine fois, si la même situation se produise, je répondrais à la hauteur des provocations. Parce qu’on ne peut pas dire du n’importe quoi dans le CNG sans aucune sanction. Nous sommes dans quel monde ? A qui on a confié le CNG ?

Etes-vous découragé du nouveau CNG

Ce que je vois ne me rassure pas. Le président doit prendre ses responsabilités. C’est avec le bâton que l’on dirige le CNG. Il doit prendre sa cravache et taper sur les perturbateurs. Si je suis fautif, que l’on me sanctionne. J’ai fait au moins 12 ans dans l’arène mais je n’ai jamais assisté à une réunion durant laquelle Alioune Sarr a subi un manque de respect. Alors que, vendredi passé, j’ai constaté un manque de respect à l’endroit de Bira Sène. Les gens ne le respectaient pas. Parce qu’ils ne se taisaient pas quand Bira Sène le leur demandait. Après ce constat, il est normal que nous alertons l’opinion public. Nous mettons nos millions dans l’arène donc, il est normal que Ndiaye Productions dénonce cela.

Assane Walo Gueye