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Très présent au niveau de la lutte simple, Mamadou Diakhaté dit Diak’s s’active également dans le domaine de la lutte avec frappe. Très intéressé par le sport de la lutte, il donne sa réflexion pour développer la lutte. Pour le patron de Diak’s Productions, la lutte peut atteindre le sommet du développement grâce au « Branding », au financement d’une centrale solaire, à la création d’une arène bis à Mbour, à l’organisation d’un gala de lutte simple à l’arène nationale un dimanche par mois. Il a fait ces révélations dans le journal Sunu Lamb.

Gagner de l’argent grâce branding

« Les autorités doivent lancer un appel d’offres international pour le « branding » de l’arène nationale, par année, les sociétés vont venir soumissionner. Ainsi, tous ceux qui sont intéressés pourront venir donner leur offre. On leur vend l’arène nationale pour un an. Quelqu’un peut venir payer 500 millions, un autre 1 milliard, etc. Et on fera le dépouillement. Ensuite, on verra qui a payé plus. Il aura ainsi le privilège d’occuper l’arène nationale, pendant un an. Il mettra ce qu’il voudra, ou il voudra dans l’arène et autour de l’arène. Le « branding » est différent du « naming ». Quand vous prenenz le « branding », vous vendez le stade ou l’arène. Et à qui vous vendez le stade, il pourrait même utiliser le sol. Il a l’entrée du stade jusqu’à l’intérieur. Bref, avec le « branding », tu vends tout le stade. Il appartient ensuite à celui qui achète le site, d’en faire ce qu’il veut. Mais le « naming », c’est un truc précis. Pour « naming » on parle du pourtour du stade, ou la devanture des turbines, c’est terminé. »

Financer une centrale solaire et vendre l’énergie à Pikine

« Les Chinois qui gèrent l’entretien de l’arène nationale se retrouvent avec une facture d’électricité de 6 millions franc par trimestre. S’ils m’avaient consulté à l’époque. Il y a de l’espace, ce n’est pas encore trop tard. Ce fonds qu’on pourrait avoir avec le « branding », ils peuvent, avec l’appui des banques, financer une centrale solaire. Nous avons du soleil a n’en plus finir. Nous sommes l’un des pays les plus ensoleillés du monde. La chance de Dakar, c’est d’être près de la côte. On récupère le soleil très tôt et on le conserve jusqu’au coucher du soleil. Ça permet de récupérer plein d’énergie et d’en donner à l’arène nationale pour l’autosuffisance en énergie. Ça fera des fonds en plus. Ils peuvent vendre le surplus d’énergie à la SENELEC. Ce qui fera des fonds pour alimenter Pikine. La SENELEC pourra récupérer l’énergie supplémentaire et le vendre à Pikine. »

Une arène bis à Mbour

« Fiancer la lutte à l’intérieur du pays serait également une solution. Aujourd’hui, on sait que la lutte simple gravite autour du milieu naturel Sérère, dont Mbour est le centre. Les autorités pourront faire un projet d’une petite arène à l’ancien stade de Mbour et en faire une arène bis de 4.000 ou 5.000 places. »

Un gala de lutte simple à l’arène nationale une fois par mois

Aujourd’hui, on est confronté à un choix de dates. Parce que la lutte simple n’est jamais considérée et n’a jamais été considérée sur le plan des dates. On ne dit pas qu’on veut quatre dates ou cinq bonnes dates dans le mois. Les promoteurs de la lutte avec frappe ont les samedis et les dimanches. La lutte simple ne se pratique que les dimanches, à Dakar. Parce que les gens n’ont pas le temps. Qu’on nous donne un dimanche par mois. Que ça soit à l’arène nationale ou à Iba Mar Diop ce, pour qu’on puisse avoir un gala important dans le mois.

Assane Walo Gueye