PRÉSIDENT DE LA COMMISSION MÉDICALE, DR THIERNO ABASS KA EXIGE DES TESTS AUX LUTTEURS A 72H DU COMBAT

30 décembre 2020

Avec Dembélé de Sunu Lamb, le Dr Thierno Abass Kâ, président de la commission médicale du CNG est revenu sur sa nomination mais également les dispositifs à prendre pour un bon déroulement des combats de lutte. Pour le docteur, le protocole sanitaire éxigé devra être respecté par tous. Ce protocole permet de tenir les combats à huis clos, éxige les lutteurs de présenter un certificat médical prouvant qu’ils sont négatifs à la covid-19, à 72 heures de leurs duels.

Nomination président de la commission médicale du CNG

« Les gens ont eu à me proposer le poste de médecin du CNG. Après la réflexion, j’ai accepté d’apporter ma contribution au niveau de cet organisme pour aider les gens à s’organiser encore. Il y a des choses qui ont été faites par nos anciens, comme le Professeur Abdourahmane Dia Ardo. On est venu pour les améliorer. Et comme j’ai eu une certaine expérience dans le domaine du football, je me suis dit : pourquoi ne pas le mettre au profit de la lutte ? »

Tester les lutteurs à 72 heures de leurs combats

« Pour le protocole sanitaire de la lutte, c’est presque la même chose : il faut respecter les mesures barrières, limitation du nombre de personnes qui vont être dans l’organisation, limitation du nombre de personnes qui vont accompagner les lutteurs, limitation du nombre des organisateurs, limitation des officiels, limitation de la sécurité. Concernant les spectateurs, pour le moment ce n’est pas possible. On avait proposé que les compétitions de lutte puissent se faire en huis clos, en attendant de voir comment va évoluer cette deuxième vague de la maladie du coronavirus. Et en même temps, toutes les personnes qui vont entrer en contact avec le sportif lui-même doivent être testés. C’est-à-dire que l’arbitre qui va faire le combat va être test ; le médecin qui va officier là-bas doit être testé, les lutteurs aussi doivent être testés. Ils doivent être testés au moins dans les 72 heures avant le combat. Cela veut dire qu’avant qu’on aille au stade et dans les 72 heures, le lutteur doit présenter un certificat médical attestant qu’il n’a pas la maladie. Si le sportif qui doit faire un combat se blesse trois jours avant, qu’est-ce qu’on fait ? N’est-ce pas que le combat est reporté. C’est la même chose. Faire les tests 15 jours avant le combat … Et si les 15 jours après, il part aux entraînements et qu’il contracte encore la maladie, c’est la même chose. Parce qu’après, il va continuer à s’entraîner avec son groupe. Parfois les conditions d’entraînements ne sont pas encadrées avec des gens qui viennent, il va entrer en contact avec eux. Cela veut dire qu’il y a des risques. »

« Est-ce qu’aujourd’hui quelqu’un peut jurer s’il peut gérer les spectateurs ? »

« La présence d’un public modéré, respect de la distanciation, etc. Tout ça a été discuté. Mais le grand problème, c’est : est-ce qu’aujourd’hui quelqu’un peut jurer s’il peut gérer les spectateurs ? Le problème, c’est lorsqu’un lutteur va gagner, les gens sous le coup de l’action vont sauter, etc. La peur c’est là-bas. Ou bien si on dit, qu’il faut limiter le nombre de spectateurs à 5.000, est-ce qu’on ne va pas aller au-delà ? On ne sait jamais. Donc, limiter le nombre de spectateurs, c’est un peu difficile. Maintenant en huis clos, si on dit que par exemple chaque délégation doit avoir tant de personnes, que l’organisation c’est tant de personnes etc, c’est facile à gérer. »

Qui pour prendre en charge les test covid-19

« Je sais que les gens étaient en train de discuter là-dessus. Ça dépendra de ce que le promoteur va proposer, ou ce qu’il est prêt à faire pour rentabiliser son combat. Est ce qu’il va faire le pay-per-view, signer un partenariat avec une télévision qui peut payer, trouver des sponsors, etc ? Si le promoteur trouve qu’avec tout ça, il peut s’en sortir, il pourrait prendre en charge les frais des tests covid des lutteurs qu’il engage. »

« Les lutteurs doivent s’entraîner à huis clos »

« Je pense que oui, il faut lutter, mais il faut lutter sainement. Cela veut dire que les lutteurs doivent se tester souvent, sans qu’on ne leur demande de le faire. Ils peuvent aussi faire une bonne visite médicale en ce moment avec l’électrocardiogramme au moins pour voir leur état de santé. Il faut qu’ils diminuent le public qui tourne autour de leurs entraînements. Les lutteurs doivent s’entraîner dès à présent à huis clos. »

Assane Walo Gueye

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