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Le communicateur traditionnel Ousmane Diouf est foncièrement contre l’idée du huis clos pour organiser les combats de lutte pour cette saison. Pour lui, c’est un danger de faire cela sans des mesures d’accompagnants. « Je ne suis pas d’accord avec Bécaye Mbaye. Si on veut faire le huis clos, dans ce cas, que l’on ferme les Parcelles Assainies et Pikine. Que personne ne s’approche de l’arène nationale. Que ça soit Modou Lô ou Ama Baldé, tous les deux lutteurs ont des milliers de supporters. Comme on est en période de covid-19, si on ferme l’arène nationale, ils vont tous se masser devant la porte, alors que la maladie à coronavirus interdit les rassemblements. C’est un grand danger. Donc, il faut mobiliser les éléments du service de l’ordre, pour qu’ils ferment Pikine et Parcelles Et que tout le monde reste chez soi. Dans ce cas, je suis d’accord avec le huis clos. Mais si cette mesure n’est pas appliquée, il peut y avoir une catastrophe, le jour-j. Et la lutte même pourrait en pâtir », a-t-il fait comprendre dans le journal Sunu Lamb.

L’animateur de l’émission Sunu Lamb à RDV poursuit en soutenant tout de même que le combat royal entre Modou Lô et Ama Baldé peut bel et bien s’organiser à l’arène nationale. « Modou Lô/ Ama Baldé peut se tenir à l’arène nationale. Comment ? Que l’on augmente le prix des billets pour les supporters. Comme à l’arène nationale, il y a trois étages, pour respecter la distanciation physique, on devra scinder en deux chaque étage. Et les lutteurs qui doivent livrer les petits combats, qu’on leur accorde chacun deux accompagnants, pour éviter qu’il ait beaucoup de monde dans l’enceinte. Maintenant, pour le grand combat, au lieu que lutteur bénéficie de 15 personnes, on doit leurs accorder 6 ou 7 accompagnateurs », a-t-il recommandé.

Assane Walo Gueye