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Nommé à la tête du CNG le jeudi 5 novembre 2020, Bira Sène a été officiellement installé par le ministre des Sports Matar Ba, le lundi 9 novembre passé à l’arène nationale. Mais depuis cette date, l’arrêté officialisant la nomination de Bira Sène tarde à sortir. Sunu Lamb a rencontré un haut cadre technique du ministère des Sports pour apporter des réponses à cette question. « Actuellement, ce qu’on peut dire, c’est qu’il s’agit juste d’un projet d’arrêté. Tant que l’arrêté en tant que tel n’est pas publié au journal officiel de la République du Sénégal, il n’est pas officiel. Donc, on ne peut pas parler d’arrêté » a d’emblée expliqué le haut cadre qui a préféré garder l’anonymat.

Il revient sur les voies que doit passer l’arrêter dans processus de validation. « Au niveau du ministère des Sports, le premier travail est fait par le Directeur des Activités physiques et sportives (DAPS). Après, le document est transmis à la commission juridique du ministère des Sports pour veiller à la conformité des normes. Ensuite, le projet d’arrêté va ou doit aller au secrétariat général du gouvernement », a-t-il expliqué.

Après avoir été approuvé au niveau du ministère des Sports, l’arrêté est envoyé au secrétaire général du gouvernement. Là également, il suit une autre procédure. « La procédure administrative ou la procédure décisionnelle est un peu compliquée au Sénégal ? Quand le ministre prend une décision, on l’amène au secrétariat général du gouvernement. Il y a d’autre procédure à ce niveau. Et il faut que les textes passent en commission technique. Comme il y a souvent beaucoup de textes au niveau de cette commission, il y aura forcément blocage », a-t-il expliqué pour justifier le retard de la sortie de l’arrêté officialisant la nomination de Bira Sène.

Le haut cadre technique estime que « C’est au niveau des commissions techniques que les décisions prennent du temps. Après, ça passe au Bureau Organisation et Méthode (BOM). Et quand le travail est fini, on le met au niveau du bureau général du gouvernement, qui donne ensuite un numéro pour dire que l’acte est exécutoire. Un acte exécutoire n’est pas forcément un acte qui a été publié dans le journal officiel. »

Assane Walo Gueye