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Promoteur de la lutte avec frappe tout comme celle sans frappe, Mamadou Daikhaté dit Diak’s est le patron de la structure Diak’s Productions. Il fait partie des promoteurs de la lutte simple les plus productifs, s’il n’est le plus productif durant ces dernières années. Accroché par Sunu Lamb, l’homme d’affaires a étalé ses revendications pour la saison à venir.

« Que le ministre des Sports prenne en charge le renouvellement de toutes les licences »

« Je propose que le ministre des Sports prenne en charge le renouvellement des licences pour tous les acteurs de la lutte. Et que, pour le début de cette saison-là, qu’on laisse les athlètes lutter avec les licences de l’année dernière au moins jusqu’au mois de janvier prochain. Aussitôt, la saison ouverte, cela permettra aux lutteurs de participer aux galas de lutte simple. Parce qu’avec l’expérience de l’année dernière, on a vu qu’il y a toujours des problèmes pour démarrer la saison. »

« Éliminer les 1.000 F de l’engagement des lutteurs »

« On doit éliminer les 1.000 F de l’engagement que le CNG exige aux lutteurs pour participer aux galas de lutte. On ne donne que la moitié des montants amassés aux promoteurs. L’autre moitié, je ne sais pas ce que le CNG en fait. Cette histoire-là, pour moi, ce n’est pas sérieux. Parce que les lutteurs de la lutte simple sont ceux qui paient pour participer à une compétition. Les autres (ceux de la lutte avec frappe), reçoivent leurs avances pour aller se préparer. Alors moi, je pense que c’est une injustice.

« Que l’Etat prenne en charge tous les frais de l’occasion de l’arène, de la police »

« Il faut réintégrer les arbitres qu’ils ont sanctionné. Il faut aussi que l’Etat prenne en charge, pour cette année à cause des difficultés qu’on a vécues, tous les frais d’engagement pour la location de l’arène, les frais de police, pour chaque gala. Ce n’est pas beaucoup. C’est 500.000 F deux fois et ça fait 1.000.000 F par jour. Tu as donc 2 millions par week-end et 8 millions par mois. Neuf (9) mois c’est 72 millions. Au moins que l’arène nationale soit payée pour tous les promoteurs. Ça vaudra dire que l’Etat fait quelque chose pour les promoteurs. »

« On va organiser nos galas en respectant les mesures barrières »

« On va organiser nos galas en respectant les mesures barrières. Mais, il ne peut pas y avoir de la distanciation dans l’arène. Il faut que l’on se dise la vérité. On ne peut pas dire : pour ce gala-là, on va limiter les spectateurs à un tel nombre. Les gens sont remplis dans les car-rapides et les Ndiaga Ndiaye. Vous allez dans les marchés, les gens y sont bondés. Les gens font leurs baptêmes, mariages sans respecter les mesures barrières dans cette période de pandémie covid-19. C’est quelque peu regrettable.

Sunu Lamb