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Rappelé à Dieu, le dimanche 15 novembre passé, Balla Gaye 1 est parti sans dire au revoir à son ami Mouhamed Ali. Compagnon de toujours, il revient sur leur amitié et raconte les derniers moments qu’ils ont vécu ensemble. Dans un entretien avec Sunu Lamb, Mouhamed Ali révèle sa tristesse à apprendre le décès de son ami et les derniers mots qu’ils ont échangé ensemble quatre jours avant le décès de Balla Gaye 1.

Morceaux choisis

Comment avez-vous vécu la disparition de votre ami Balla Gaye 1 ?

J’ai appris avec tristesse le décès de Balla Gaye 1. Mais on ne peut que se pilier à la volonté divine, comme c’est le bon Dieu qui l’a arraché de notre affection. On partait souvent à l’hôpital ensemble, quand on avait rendez-vous. Je venais le prendre chez lu, pour que l’on parte ensemble à l’hôpital. Mais il y a une phrase qui revenait tout le temps dans son discours. Il me disait Ali : « Nul ne peut échapper à la mort ». Il me rappeler tout le temps ça.

A quand remonte votre dernière conversation ?

Quatre jours avant sa disparition, je l’ai eu au téléphone. On a discuté. Il m’a dit : « Je me sens mieux maintenant. Présentement, je suis en train de prendre mon thé et après je compte me rendre à mon « Pack, atelier », pour superviser le travail. Avant de raccrocher, il m’avait demandé de passer chez lui, un jour, pour qu’il me mette en rapport avec quelqu’un qui m’offrira des médicaments, « Ndeyssane, hélas ». C’est la dernière fois que j’ai parlé avec lui au téléphone. C’est une disparition soudaine. Il est parti sans me dire au revoir. Mais en tant que croyant et musulman, on ne peut qu’accepter la volonté divine.

Vous avez fréquenté la même écurie Walo avec Balla Gaye 1. Quelles était la nature de votre relation ?

Feu Balla Gaye 1 et moi avons cheminé pendant 42 ans, jamais nous ne nous sommes disputés., encore moins nous chamailler. Lui, feu Alioune Sèye et moi, étions pratiquement toujours ensemble. C’était quelqu’un de très bon et il avait un grand cœur. Lorsqu’il était dans l’écurie Walo, Balla Gaye 1 assistait tous les lutteurs qui devaient disputer un combat, sur tous les plans. Que ça soit sur le plan moral ou financier. Je me rappelle, il m’avait prêté 150.000 F, pour que je prépare un de mes combats. C’était lorsque je croisais le Tigre de Fass, Moustapha Gueye que j’ai finalement battu. On ne restait pas un jour, sans parler au téléphone. Il me passait sa femme et moi aussi, je lui passais mon épouse au téléphone. Il était un confident, un ami. En un moment, feu Balla Gaye 1 représentait tout pour moi.

Après sa disparition, feu Balla Gaye 1 a laissé un grand héritage derrière lui, notamment une école de lutte qui porte son nom. Quel doit être l’attitude des gens avec qui il entretenait de bonnes relations, lors de son vivant ?

Ce sera une honte d’assister à la dislocation de l’école de lutte. En tout cas, si Dieu me prête vie et me donne la force, je ferais tout pour sauvegarder son héritage. J’ai déjà discuté avec son fils Youssou Ndour dans ce sens. Je lui ai dit, tu dois redoubler d’efforts, pour garder l’école de lutte, afin qu’elle révèle d’autres champions dans l’avenir. C’était ça le vœu de feu Balla Gaye 1. Donc, on doit le réaliser. Egalement, que les autorités appuient la famille Ndour, que Balla Gaye 1 a laissé derrière lui. En plus, si on décide d’aider quelqu’un, on doit le faire de son vivant. C’est plus élégant.

Assane Walo Gueye