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Aux Etats Unis depuis quelque temps pour préparer son combat en MMA contre le Brésilien Marcus Almeida, on nous a annoncé hier que Reug Reug va finalement croiser le Camerounais Pierre Alain Ngalani le vendredi 22 janvier prochain à Singapour. A quelques jours de ce duel, Reug Reug s’est exprimé dans les colonnes de Record pour évoquer ce combat. Le Sénégalais reconnait qu’Alain Ngalani est adversaire de taille mais qu’il est inimaginable qu’il soit plus fort ou plus puissant que lui.

Entretien

Combien de séance de travail faite-vous par jour et sur quoi accentuez-vous votre préparation ?

Je mets l’accent sur la cardiologie, le jijitsu, la boxe, la musculation. Je fais trois séances par jour. Je me réveille à 6h 00 du matin pour faire du footing avec mes coachs.

Pourquoi votre combat, qui était précédemment prévu en février, va finalement se tenir en janvier ?

C’est un changement qui nous a été récemment notifié, sans que je ne sache trop pourquoi. Mon staff en sait sûrement beaucoup plus que moi. Mais retenez que c’est un combat que je prépare comme il se doit. Et je vais me battre avec lui pour lui mener la vie dure.

Le 22 janvier, c’est dans quelques petits jours. Vous sentez-vous suffisamment prêt pour combattre à une date si proche ?

Max Mbargane a l’habitude de dire qu’un petit lutteur doit se sentir prêt à tout moment. C’est effectivement ma conviction. Voilà pourquoi je suis prêt à lutter à n’importe quel moment car je n’arrête jamais les entraînements.

Pour un combat qui va se tenir dans dix jours, allez-vous revenir au Sénégal avant d’aller à Singapour ou allez-vous directement rallier Singapour à partir des USA ?

En fait, je vais quitter les USA pour aller lutter et rentrer aux USA après le combat, pour poursuivre ma préparation.

Qu’est-ce que cela vous fait de croiser un africain de ce standing, quatre fois champion du monde de Muay Thai et quatre fois champion du monde Kick-boxing ?

Alain est effectivement un adversaire de taille, très respectable en plus, avec un parcours particulier. Cela me motive davantage pour me démultiplier afin de rentrer avec la victoire.

Pensiez-vous que, juste à l’occasion de votre deuxième combat, vous alliez hériter d’un adversaire de cette trempe ?

Nous sommes dans un monde où rien ne se donne, mais où tout s’arrache. Il faut y croire et travailler pour mériter la confiance placée en soi. Après ma prestation lors de mon premier combat, ils se sont certainement rendu compte que je méritais d’affronter un adversaire de la trempe d’Alain Ngalani. Et comme je l’ai tantôt dit, je vais redoubler d’efforts afin de m’en sortir avec la victoire. Et avec la manière au besoin.

Est-t-il facile d’affronter un Africain, avec cette puissance apparente et cette expérience au vu de son parcours impressionnant ?

Il est inimaginable qu’il soit plus fort ou plus puissant que moi. Il travaille comme je le fais actuellement avec mon coach. Je donne rendez-vous à tout le monde. Ceux qui vont rater le combat vont le regretter. Je vous le promets.

Selon vous, que vous vaudrait une victoire sur un adversaire de ce standing ?

Une victoire sur Alain m’ouvrirait très grandes les portes de l’UFC. Car les connaisseurs du MMA sauraient que je n’ai pas encore croisé mes vrais adversaires.

Après Alain Ngalani, avez-vous un autre combat à disputer dans un avenir proche ?

C’est un contrat de 5 combats que j’ai signé avec eux, à disputer en 27 mois. Il n’est pas exclu que, un mois après, je redescende sur les tatamis pour un autre combat. Le 24 février 2021, par exemple, on parle déjà de mon combat contre le Brésilien dont il est question sur le net.

Assane Walo Gueye