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Après les sorties de Modou Lô, Khadim Gadiaga, Max Mbargane entre autres acteurs de l’arène, les responsables des écuries et école de lutte ont sorti un communiqué pour demander le limogeage de Malick Sall, ministre de la justice qui a tenu des propos sur France 24 pour mettre sur le dos des lutteurs, les manifestations qui se sont déroulées un peu partout à travers le pays, ces derniers temps. « Nous demandons au Président de la République de se débarrasser de ces dirigeants incapables de faire une analyse lucide en situation de crise pendant qu’il est temps mais également d’instruire aux autorités à donner plus de considération sans aucune forme de complexe car il y va de l’intérêt de tous », peut-on lire dans le communiqué signé par Khalifa Niang, secrétaire général de l’AREELS.

Les responsables des écuries et écoles de lutte dénoncent les « mensonges d’une gravité extrême » et considèrent les propos du ministre comme « une diffamation à l’endroit de tous les acteurs de lutte. »

                                     Voici la déclaration complète de l’AREELS

                               En réponse aux accusations du ministre de la justice

C’est avec une grande surprise, beaucoup d’inquiétude et d’amertume que le monde de lutte a reçu la déclaration du ministre de la justice prétextant que les lutteurs sont à l’origine des manifestations qui se sont déroulées sur le territoire national.

Ceci est tout simplement un mensonge d’une gravité extrême, une diffamation à l’endroit de tous les acteurs de lutte et nous nous démarquons vigoureusement des effets collatéraux de cette théâtralisation qui n’a pas fini de donner notre pays en spectacle dans le monde entier. Nous exigeons des excuses publiques pour laver notre honneur car personne n’est plus responsable et patriote que nous.

Les lutteurs méritent respect et considération car au moins ils ont le courage d’affronter leurs adversaires sans tenter de les éliminer avant le combat.

Ils sont toujours laissés en rade et pointés du doigt comme faisant pas partie de la communauté en atteste le traitement subi par les acteurs de la lutte sur les fonds COVID alors nous étions parmi les premiers à répondre à l’appel quand cette pandémie s’est déclaré au Sénégal. Le Sénégal et la République ne méritent pas des représentants de la sorte.

Nous demandons au Président de la République de se débarrasser de ces dirigeants incapables de faire une analyse lucide en situation de crise pendant qu’il est temps mais également d’instruire aux autorités à donner plus de considération sans aucune forme de complexe car il y va de l’intérêt de tous.

Nous ne sommes pas contre l’ouverture mais l’enracinement d’abord.

Khalifa Niang, Association des responsables des écoles et écuries de lutte du Sénégal (AREELS)

Assane Walo Gueye