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Initié par les colons à l’époque de la colonisation, la lutte avec frappe existe au Sénégal grâce aux colonisateurs qui estimaient que la lutte traditionnelle manquait du piquant, avait soutenu le philosophe Souleymane Bachir Diagne, durant une interview. C’est ainsi donc, que les Français ont fait entrer la frappe dans la lutte traditionnelle sénégalaise. Donc, près d’un siècle et demi, notre pays pratique la lutte avec frappe. Cette longue période a vu éclore plusieurs talents dans cette discipline qui appelle de la bravoure.

Aux premières heures de cette forme de lutte, des écuries se sont formées. L’écurie Fass, l’écurie Sérère, l’écurie Walo et l’écurie Pikine furent les premières du genre à se constituer. C’est par la suite que ces entités, peut-être grâce à l’augmentation de la population, ont éclaté et donner naissance à de nouvelles escouades. L’écurie Fass a donné naissance à l’écurie Ndakaru, Fass Benno entre autres. L’éclatement de l’écurie Pikine, qui n’existe plus maintenant, a occasionné la formation des écuries comme Falaye Baldé, Pape Diop Boston, Boy Niang, Tay Shinger, Boul Falé, Xam Sa Cossan entre autres. L’écurie Walo qui a résisté au temps a tout de même favorisé la création à guédiawaye de l’écurie Mor Fadam, l’école de lutte Balla Gaye 1. L’écurie Sérère, qui a également disparu, a inspiré la création des écuries comme Manga II, Bounama Rasta, entre autres.
Assane Walo Gueye