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Ancien DTN de la lutte, Abdou Badji a démission il y a quelques mois de son poste au niveau du CNG. Khalifa Sow est son successeur à la suite de sa démission. Abdou Badji a été accroché par le journal Record pour évoquer le KO dans l’arène. Le professeur d’EPS sensibilise sur ce qui doit être le comportement des gens devant un lutteur mis au KO, sur ce qui doit être la réaction du lutteur après etre mis KO mais également le comportement à adopter pour éviter le KO.

« Quand un lutteur est KO, il ne doit pas compétir tant qu’il n’a pas fait d’examen médical »

« Le KO est un terme anglo-saxon qui veut dire knock-out. C’est une sorte de perturbation au niveau cérébral. En une fraction de seconde, on perd ses facultés. Il y a deux types de KO : on peut te frapper directement au front et tu tombes devant, en plongeant la tête. On peut aussi te frapper et tu perds connaissance. Quand un lutteur est KO, il ne doit pas compétir tant qu’il n’a pas fait d’examen médical obligatoire pour voir s’il n’a pas de séquelles. Il n’y a pas de Ko debout. Quand un lutteur dans une position de (KO), il faut le laisser se retourner jusqu’à trouver sa position confortable. Les secouristes parlent de PLS (Position latérale de sécurité). »

« Pour éviter le KO, il faut juste une bonne position de garde »

« Le KO découle d’un coup qu’on reçoit. Il y a des parties sensibles de la tête. On peut vous taper et vous couper le souffle. On peut vous taper et que ça tombe sur une grosse artère, la circulation sanguine est bloquée et vous tombez. Pour éviter le KO, il faut juste une bonne position de garde. En général, les lutteurs ne savent pas parer des coups. Dans les sports de percussion, il y a ce que l’on appelle la parade et la riposte. On parle toujours de parade-riposte. Certains lutteurs ne font que riposter et ce sont ces coups qui leurs sont fatals. »

« Quand on s’empresse de relever un lutteur mis KO, on le blesse et tout de suite »

« Quand on s’empresse de relever un lutteur mis KO, on le blesse et tout de suite. Aussi, il faut nécessairement des examens médicaux pour voir s’il y a des séquelles. Il faut également respecter la durée prescrite par la commission médicale avant de prendre un autre combat. »

Assane Walo Gueye