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Le ministre des Sports, Matar Ba accepte le démarrage de la saison mais exige la tenue des combats en huis clos. Il a pris cette décision, samedi passé durant sa rencontre avec Bira Sène et les promoteurs. A la suite de cette décision du ministre, les promoteurs ont rentré le CNG, lundi passé pour approuver la proposition de Matar Ba, c’est-à-dire accepter le déroulement des combats en huis clos. Tout en espérant que l’autorité tient sa parole qui est de verser une somme aux promoteurs pour les accompagner dans leurs évènements. Si la lutte avec frappe peut bénéficier du pay-per-view et des publicités, la lutte sans frappe, elle, n’a que la billetterie pour rentabiliser son investissement. Donc, sans le public, le promoteur de la lutte simple n’espère pas s’en sortir. C’est pourquoi les acteurs de cette discipline sont contre l’idée du huis clos. Le journal Record a recueilli l’opinion de certains d’entre eux.

Doudou Faye, président de l’association nationale des amateurs de lutte sans frappe (ANALS)

« Le CNG sait mieux que quiconque que c’est impossible »

« A mon avis, on n’a même pas besoin de s’y pencher outre mesure. Ce n’est pas possible d’organiser à huis clos. Si on peut accepter que jusqu’à 64 lutteurs fassent des contacts entre eux, pourquoi on n’accepterait pas quelques amateurs puissent assister aux combats ? La lutte simple n’a pas de sponsor. Aussi, lutteurs, chanteurs et batteurs ont besoin du public. Qu’ils ouvrent l’arène aux amateurs. Les amateurs sont prêts à respecter les gestes barrières. Le CNG sait mieux que quiconque que ce n’est pas possible. Qu’ils prennent leurs responsabilités. »

Mbaye Kalom, chroniqueur à la radio Ndef Leng

« Le huis clos n’est pas possible en lutte simple »

« Il faut éviter la discrimination et mettre tous les promoteurs sur le même pied. Et parmi eux, il y en a qui voient que leur intérêt. L’ambiance fait partie de la lutte. Lutteurs, batteurs et chanteurs sont dopés par le public. Je propose qu’on ouvre les arènes aux amateurs en respectant les mesures barrières. Le huis clos n’est pas possible en lutte sans frappe. »

Abdou Wakhal, ancien lutteur et promoteur

« Vaut mieux ne pas organiser que d’organiser à huis clos »

« Pour dire vrai, on ne l’a jamais vu en lutte sans frappe. Le public est un élément catalyseur en lutte simple. C’est comme si on met de la musique et qu’on écoute. On ne le souhaite pas. Nous sommes prêts à respecter les mesures barrières. La police peut veiller au respect de ces mesures par les amateurs. Il vaut mieux ne pas organiser que d’organiser à huis clos. »

Assane Walo Gueye