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Dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction de Leewtoo, le promoteur Fallou Ndiaye a fait le tour de l’actualité de l’arène. Le patron de Ndiaye productions a évoqué dans cet échange, les lenteurs du démarrage de la saison, du projet de budget demandé par le CNG, la « guerre » des dates et son gala de lutte simple prévu du 27 au 28 février prochain en Gambie. Mais Fallou Ndiaye a aussi indiqué qu’il n’est pas prêt pour organiser au Sénégal si l’Etat ne l’accompagne. L’homme d’affaire estime qu’il n’est pas dans l’arène pour se suicider.

Entretien

Cela fait onze mois que les activités de la lutte ont été arrêtés. Comment avez vécu cette situation ?

J’ai vécu cette situation comme tous les Sénégalais. Depuis le mois de mars passé, toutes les activités de l’arène ont été suspendues. Alors que nous avions prévu d’organiser le 19 avril. Donc, la pandémie nous évidement impactée. On avait 3 journée à réaliser mais c’est la pandémie qui a tout arrêté. La covid-19 a perturbé tout le monde, c’est un fait divin, il faut l’accepter.

Avez-vous une information de la date exacte du démarrage de la saison ?

Pour dire vrai, je n’ai aucune information, venant de quelque part, concernant la date exacte du démarrage de la saison. Je n’ai pas d’information concernant le début de la saison mais aussi, je ne sais pas si la saison aura bel et bien lieu ou pas. Je n’ai pas échos faisant état du début des activités. Je ne vois aucune porte ouverte le démarrage de cette saison.

Le CNG vous avez demandé de déposer vos projets de budget. Peut-on savoir ce que vous avez mis dans votre projet de budget ?

Ce que j’ai mis dans mon projet de budget ? L’Etat nous a demandé d’évaluer la somme investi dans nos journées de lutte notamment les cachets de lutteurs, les cachets des batteurs, chanteurs et tout. Comme tous les promoteurs, je suis parti déposer mon projet au niveau du CNG. Ce que j’ai mis dans mon projet de budget, ce sont les cachets de lutteurs. Nous ne sommes pas dans une situation pour chercher des bénéfices dans l’arène. Notre souci, c’est de récupérer les sommes investies sur les lutteurs et non attendre des dividendes.

Gaston Mbengue a fait une sortie pour réclamer la date du 4 avril. Après lui, Sambaye Fall a rétorqué pour indiquer que la date du 4 avril lui appartient. Comment appréciez-vous cette « guerre » des dates ?

C’est une erreur de communication de leurs parts. Vue comment la fonctionne, il est très tôt de parler de date. Les dates sont à la disposition du CNG. C’est le comité qui distribue les dates. Et nous ne sommes pas encore au niveau de parler de parler des dates. Car le CNG n’a pas encore ouvert ce sujet. Nous ne sommes pas dans une « guerre » des dates. Gaston Mbengue et Sambaye Fall ont donné leur souhait d’organiser le 4 avril. Il reste au CNG de prendre une décision finale. D’ailleurs, le CNG a été clair sur cette question. Les promoteurs, qui avaient déjà des combats avant l’arrêt des activités de la lutte, seront les premiers servis. Donc, ce problème ne devrait pas exister.

Fallou Ndiaye a-t-il des dates qu’il souhaite tenir ses combats ?

Actuellement, je n’ai aucune date. Je ne suis pas dans l’arène pour me suicider. Je ne suis pas également dans l’arène pour bazarder ce que j’ai. Ils m’ont demandé un projet de budget. Je leur ai remis mon projet de budget. Maintenant, j’attends. Ils ont dit que la saison va se dérouler à huis clos. Pour cela, il faut nécessairement un appui de l’Etat, il faut qu’il ait un accompagnement de l’Etat. S’ils ne m’accompagnent, je n’organiserai pas de combat. J’attendrai l’après-covid-19 pour tenir mes combats.

Vous allez organiser un gala en Gambie. Pourquoi la lutte simple et non celle avec frappe ?

Cela fait un moment que nous voulions aller se produire en Gambie. Beaucoup de gens nous sollicitaient pour qu’on aille tenir là-bas des journées de lutte. A la suite du constat de la situation de la lutte au Sénégal alors que la saison se déroule bien en Gambie, on a jugé nécessaire d’aller là-bas pour continuer nos activités. On a débuté dans le village de Fass situé tout près du frontière avec le Sénégal. On a misé 1.200.000 F pour ce gala prévu du 27 au 28 février 2021. Après, on compte amené la mise à 5 millions. On prévoit aussi de faire de la lutte avec frappe en Gambie. On étudie les possibilités. On compte mettre au prise les ténors de Gambie. On est dans les discussions.

Pourquoi le « Sargaal » Reug Reug. C’est parce qu’il est une icône de la lutte simple ou parce qu’il a vaincu Ngalani dans le MMA ?

Ma relation avec Reug Reug date de longtemps, avant même qu’il ne devient lutteur. J’ai beaucoup participé dans sa carrière. Je fais partie des personnes qui l’ont assisté pour qu’il puisse voyager aux Etats Unis. Il est ma fierté. Il est le premier ou l’unique lutteur qui m’a honoré dans l’arène. Il est l’unique lutteur à m’avoir donné un cadeau. Il a fait beaucoup de chose pour son pays. La victoire qu’il a eue en MMA, il l’a obtenu au nom de tous les Sénégalais. Donc, il mérite largement ce Sargaal.

Assane Walo Gueye