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Samedi passé, le promoteur Laity Ndong est allé en Gambie dans le village de Hamdalayi pour y organiser un gala de lutte simple. 47 athlètes ont participé à ce tournoi mais seuls 5 étaient des Gambiens. Ce gala a été d’ailleurs remporté par Pape Thiam 2 qui a battu en finale Domou Bargny. Ce gala a vu la participation de Cheikh Tidiane Niang, Pape Ndiaye Sokh Sokh, Toubacouta entre autres lutteurs. Cet événement a eu lieu en pleine période de covid-19. Prétexte saisie par Leewtoo.net pour solliciter et obtenu un entretien avec le président de la fédération gambienne de lutte, Serigne Modou Faye. Le président est revenu avec nous sur les conditions pour organiser un gala, les mesures prises pour éviter la propagation de la covid-19 entre points.

Entretien

Pouvez-vous vous présenter aux internautes de Leewtoo.net ?

Je salue tout le monde. Je suis content de d’échanger avec vous. Mon nom est Serigne Modou Faye. Je suis le président du CNG de la Gambie.

Le samedi passé, un promoteur sénégalais est venu en Gambie organiser un tournoi de lutte. Quelles étaient les conditions soumises à ce promoteur par le CNG de la Gambie pour la tenue de ce gala soit possible ?

Je suis le président de la fédération gambienne de lutte mais la Gambie compte sept régions et chaque région à un représentant de la fédération. Le gala dont vous parlez est bel et bien tenu dans une région de la Gambie (village de Hamdalayi ndlr). Ameth Mboup est le représentant de la fédération dans cette partie de la Gambie. Et c’est lui qui a accordé au promoteur la permission d’organiser ce gala. La fédération a imposé des critères : la possession d’une licence gambienne pour pouvoir organiser un gala, le versement de la mise entre autres critères.

Comment faites-vous pour organiser des combats de lutte en présence de la pandémie de la covid-19 ?

Tout le monde sait que la covid-19 est présente partout à travers le monde. Mais la situation de la covid-19 est plus compliquée au Sénégal qu’en Gambie. En plus de cela, la fédération a tenu des réunions avec le ministre de la santé. On a discuté avec le ministre et il nous a fixé des conditions pour pouvoir organiser. Pour organiser, il faut un certificat médical accompagné d’un certificat test-covid- vieux de trois jours. Après cela, le promoteur doit obligatoirement exiger le port du masque dans le stade, il doit mettre en place un dispositif à l’entrée du stade. Un dispositif permettant le lavage des mains, l’utilisation des gels antiseptiques et la prise des températures.

Le gala a été organisé par un Sénégalais et des lutteurs sénégalais. Seuls 5 lutteurs étaient Gambiens lors de ce gala. La fédération va-t-elle comptabiliser ce gala dans son bilan annule ou bien ?

Certes la majorité des lutteurs inscrits durant ce gala sont de nationalité sénégalais mais malgré cela, la fédération va comptabiliser ce gala dans son bilan annuel. Parce que le gala s’est déroulé en Gambie. C’est le comité gambien qui permis la tenue du gala. En plus, il y avait aussi des lutteurs gambiens. Le rapport de cet événement n’est pas encore arrivé sur ma table mais on va voir la suite.

Comment se porte la lutte en Gambie ?

La lutte gambienne est en train de se développer. Si vous voyez la lutte en Gambie les années passées et celle d’aujourd’hui. Vous verrez des changements notoires. Seulement, nous sortons d’une saison difficile. Peu de combats ont été organisés à cause de la covid-19. Mais présentement, nous avons démarré notre saison. Les lutteurs sont en train de se ré-affilier, les face-à-face s’organisent. Tout marche pour le moment. La preuve, ce 28 janvier, il y aura un combat en Gambie. D’autres combats sont déjà programmés. Il y a quelques semaines, nous étions en élection pour la présidence de la Fédération. Dieu a fait que mes pairs m’ont reconduit et nous avons présenté nos autorités notre plan pour développer la lutte au niveau de la Gambie.

Assane Walo Gueye