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Depuis plus d’une semaine, Matar Ba, a débuté des consultations pour recueillir l’avis des acteurs de la lutte enfin de former une nouvelle équipe du CNG qui pourra développer la discipline. Le ministre voulait impliquer tous les acteurs mais il serait trompé de méthode. Car, les acteurs de la lutte sans frappe se sentent exclus de ces consultations en question, malgré l’entrevue qu’il a eu avec le bureau de l’Association de l’arène Adrien Senghor dirigée par Ngor Sémou Diouf, avant-hier.

En conférence de presse, ce mercredi, à l’arène Adrien Senghor de Grand Yoff, certains acteurs de la lutte simple ont dénoncé l’attitude de Matar Ba. Pour eux, le ministre n’a aucune considération pour la lutte simple. Ils crient également à la discrimination de leur discipline.

 

Ablaye Diop, premier à prendre la parole. Le président de l’Association des promoteurs de lutte sans frappe remarque dans le journal Record « le manque de respect notoire » à leur endroit de la part de Matar Ba. Et promet : « nous ne laisserons pas faire. Nous allons continuer la bataille avec d’autres plans et stratégies dans l’avenir. »

Même son de cloche chez Doudou Faye, président de l’Association nationale des amateurs de lutte sans frappe du Sénégal (ANALS) : « On devait sous-estimer et ignorer toutes les entités, sauf la lutte sans frappe qui vaut au Sénégal nombre de distinctions au plan continental », se désole-t-il.

Ousamne Ndour, trésorier de l’ANALS, lui regrette la manière dont le ministre à convoquer Ngor Sémou Diouf et son équipe. « La façon dont ils ont tenté de nous appeler pour la consultation suffit pour se rendre compte qu’ils n’ont aucune considération pour nous. Comment peut-on appeler quelqu’un à 11h 00 pour lui demander de se présenter au ministère à 12h 00 ? Ceux-qui ont été reçu par la suite, l’ont été juste pour casser la dynamique qui est la nôtre. C’est peine perdue. C’est du sabotage, pire que l’Apartheid. Ils ne savent même pas la moitié de ce que nous savons de la lutte.»

Le monde la lutte simple compte poursuivre la bataille. « Le ministre n’a pas commencé ses consultations par là où il devait commencer, la porte qui n’est rien d’autre que la lutte simple. Ce qu’ils ont fait n’est rien d’autre que la discrimination, un manque de respect. Mais vous pouvez compter sur nous pour laver l’affront », promet Laity Sène, amateur de lutte sans frappe.

Assane Walo Gueye