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Analyste, consultant dans l’arène, Omez Diagne réalise souvent des analyses pertinentes. Intervenant dans Sunu Lamb, l’ancien coach de Tapha Tine estime que la lutte est une discipline particulière par rapport aux autres sports. C’est pourquoi il prône le huis clos partiel pour tenir les combats de lutte durant cette période de pandémie.

« Le supporter dope son lutteur, sa présence dans le stade est importante »

« Ce n’est pas uniquement au Sénégal que le huis clos a démarré. A cause de la maladie du coronavirus, tous les championnats dans le monde se jouent en huis clos. Seulement, la lutte est une discipline un peu particulière. Et l’organiser en huis clos peut diminuer sa saveur. La lutte, c’est la culture sénégalaise, c’est l’ambiance. Le supporter a besoin d’être dans les stades, voir son lutteur lui gratifier des pas de danses, des touss et des Bakk. Sa présence dans l’stade est importante. Il met de l’ambiance dans les gradins et dope son lutteur, pour qu’il se surpasse lors des combats. »

« Un huis clos partiel, en autorisant l’entrée de quelques supporters « 

« On doit faire un huis clos partiel, en autorisant l’entrée de quelques supporters pour qu’ils assistent aux combats. Si on remplit le stade à moitié, les mesures barrières édictées pourront être respectées. Ensuite, il y aura de l’ambiance. C’est ce qui fait le charme de la lutte qui est une discipline un peu particulière. Si la mesure est exigée, l’Etat doit être en mesure de d’accompagner les promoteurs, parce que la totalité d’entre eux ne dispose de sponsors. Ils tiraient essentiellement de leurs ressources de la vente des billets. Certes, les télévisons vont venir. Mais le pay-per-view dont on parle est une chaine privée qui travaille pour son propre compte. Est-ce qu’elle est prête à accompagner le promoteur ? Donc, on doit revoir toutes ces choses-là. »

Assane Walo Gueye