écouter

A la suite de leur rencontre, le samedi passé, avec le ministre des Sports, les promoteurs avaient été mis au courant de la proposition de l’Etat qui est de tenir les combats de lutte en huis clos accompagné d’un soutien financier pour alléger les charges des bailleurs. Une proposition acceptée à l’unanimité par Pape Thialis Faye et ses collègues. En effet, à l’issus de leur réunion avec le CNG, hier, à l’arène nationale, les entrepreneurs de l’arène ont approuvé la solution proposée par Matar Ba, c’est le cas de Pape Thialis Faye, Mamadou Diakhaté dit Diak’s et Sidy Diakhaté.

Pape Thialis Faye, Leewtoo Productions

« Nous attendons une aide consistante de la part de l’Etat pour organiser en huis clos »

« Nous sommes venu discuté avec Bira Sène et son équipe pour étudier les propositions de l’Etat. La proposition de l’Etat est de tenir en huis clos les combats de lutte ou tout autre forme de sport. Seulement la réalité de la lutte n’est pas celle des autres sports. C’est pourquoi l’Etat nous a proposé de présenter des projets de budget par rapport à nos programmes. On a déposé les projets, c’est au CNG de les étudier avant de les mettre à la disposition des autorités étatiques. C’est à partir de cette base de donnée que l’Etat s’appuiera pour définir l’aide qu’il va apporter aux promoteurs. Organiser un combat de lutte nécessite un important coût financier ? C’est pourquoi nous attendons une aide consistante de la part de l’Etat. Nous avons la possibilité d’utiliser le pay-per-view mais est-ce que ce système aux promoteurs de s’en sortir sans le publique ? Organiser le combat Tapha Tine et Boy Niang 2 en huis clos ? C’est une question à étudier puisque nous avons un contrat avec la Rts. Dans ce cas, l’Etat devra intervenir puisque la Rts est une entreprise nationale contrôlée par l’Etat.  Comme l’Etat a pris la décision de tenir les combats en huis clos, nous serons obligés de se conformer. Maintenant, il reste à voir combien l’Etat va décaisser pour assister dans cet huis clos. Si cela vaut le coût, on organise le combat en huis clos sinon on reporter le duel à la saison prochaine. »

Mamadou Diakhaté, Diak’s Productions

« Je suis prêt à organiser dès dimanche, en lutte simple, en huis clos »

« Nous avons rencontré le CNG pour discuter de la question du huis clos. Ils n’ont pas dit comment ils vont nous assister mais on est d’accord à organiser en huis clos. Personnellement, je suis prêt à organiser dès dimanche, en lutte simple, en huis clos. C’est à l’Etat de fixer les conditions. Ils nous ont promis une assistance. Si l’aide arrive, on essayera de voir le pay-per-view également. Ils nous ont promis, j’ai confiance à nos autorités. Je suis prêt à me lancer. Pour le moment, aucune date n’a été retenue pour démarrer la saison. Le CNG a reçu les projets de budget. Ils vont étudier les dossiers avant de les envoyer au niveau du ministère des Sports. C’est au ministre d’acheminer en fin les dossiers au niveau de la présidence. Mais je pense que la saison débutera avant fin janvier. »

Sidy Diakhaté, promoteur de Thiès

« Je suis prêt pour être le premier promoteur à organiser en huis clos »

« L’initiative du CNG de discuter avec les promoteurs est à saluer. Parce que personne ne peut parler de la lutte sans citer les promoteurs. L’appui que nous demandons, seul l’Etat est capable de le satisfaire. La covid-19 a tout arrêté. Le fait de se rendre à l’arène pour assister aux combats de lutte les week-end était un soulagement pour beaucoup. Cela n’est plus possible à cause de la covid-19. Donc, l’ouverture de la saison sera une délivrance pour les amateurs. Concernant le huis clos, je suis pour si l’Etat maintient sa promesse de nous assister. Je suis d’ailleurs prêt pour être le premier promoteur à organiser en huis clos. Si l’Etat tient sa promesse, c’est l’aide qu’il nous apporte que nous allons dépenser pour organiser notre évènement. Le pay-per-view sera un bénéfice de plus donc pour les promoteurs. »

Assane Walo Gueye