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Venus accompagner Boy Niang 2 dans sa lutte pour l’ouverture de la saison de lutte 2020-2021 et le déroulement des combats sous le regard des spectateurs, à l’occasion de sa conférence de presse organisée, hier à Pikine, Eumeu Sène, Max Mbargane, Baye Mandione, Papa Sow et Siteu ont pris la parole pour, eux aussi, réclamer le démarrage des activités de la lutte.

Eumeu Sène, Tay Shinger

« C’est à travers la lutte que nous arrivons à entretenir nos familles et nos prochains »

« Je ne serais pas long. Nous lutteurs, nous sommes tous des frères. Sur la table, il y a des lutteurs qui se sont déjà croisés, d’autres vont pourront se croiser dans le futur. Cela montre qu’après les combats, nous sommes des frères. Et nous œuvrons ensemble pour l’intérêt de la lutte. Les lutteurs endossent beaucoup de responsabilités. Beaucoup de gens nous sollicitent pour payer leur ordonnance ou d’autres soucis financiers. On nous sollicite au point qu’on dirait que nous sommes les maires des localités. Et on a pas le droit de ne pas satisfaire leur besoin, tant l’espoir placé en nous est grand. Donc, l’arrêt des activités de la lutte est très dur pour nous. Nous demandons autorités des solutions pour ouvrir l’arène. C’est à travers la lutte que nous arrivons à entretenir nos familles mais aussi d’aider nos prochains.»

Max Mbargane, directeur écurie Lansar et manager

« Exiger le huis clos, c’est interdire l’ouverture de la saison »

« Ce que Boy Niang a fait, il l’a fait pour tous les acteurs de la lutte. Après l’arrivée de la pandémie, les lutteurs se sont cotisés pour apporter leur aide à l’Etat. Mais par la suite, c’est le Président qui a invité à apprendre à vivre avec la maladie. Mais à l’heure de l’ouverture de la saison on nous parle du huis clos. C’est quoi le huis clos ? Pour 100 journée de lutte, seuls 5 combats peuvent inciter aux acteurs à acheter une pass de connexion pour regarder les duels. Le reste sont de petits combats ne pourront pas être suivi par le grand public. Les sponsors ne viennent plus. Les promoteurs travaillent difficilement. Exiger le huis clos, c’est interdire l’ouverture de la saison. »

Baye Mandione, écurie Thiaroye Geum Sa Bopp

« Les marchés sont ouverts, qu’on laisse les lutteurs travailler »

« Je remercie les journalistes. Ils assistent toujours le monde de la lutte. C’est la première fois qu’on me voit dans une manifestation organisée par un lutteur. Je suis là pour répondre à l’invitation de Boy Niang 2. Il a pris son téléphone et m’a appelé. Un geste de gratitude que je magnifie à sa juste valeur. Cette lutte est partagée par tous les lutteurs. Les marchés sont ouverts, qu’on laisse les lutteurs travailler. On est resté 10 mois sans combats mais les choses sont plus durs chez les jeunes lutteurs qui n’ont pas assez de moins par rapport aux ténors. »

Papa Sow, écurie Jambar Wrestling Académie

« « Je magnifie l’initiative de Boy Niang 2 »

« Je magnifie l’initiative de Boy Niang 2. J’ai salué la sortie d’Augustin Senghor après l’arrêté du ministère de l’Intérieur, Boy Niang a fait la même chose que lui pour les acteurs de la lutte. J’encourage Boy Niang. Il est une personne habilitée à parler, c’est le lieu et le bon moment pour parler également. Donc, c’est la voie à suivre. »

Siteu, écurie Lansar

« Les gens sont fatigués »

« La situation est très dure pour les lutteurs certes mais la jeunes beaucoup et cela dépasse de loin la lutte. Les gens sont fatigués. Il n’y a pas de travaille. Que l’Etat apporte son soutien aux population. C’est nous qui élisons le Président. Qu’il nous aide à son tour puisque nous avons besoin de cela. L’aide que nous attendons de l’Etat, c’est qu’il donne du travail aux jeunes. »

Assane Walo Gueye