écouter

Le journaliste, Malick Thiandoum a remporté le palme, hier à l’occasion de la conférence de presse organisé par Boy Niang 2 à Pikine. En effet, il a livré une déclaration sanglante qui a, agréée tous les acteurs présents dans la salle. Durant son discours, l’animateur de l’émission de lutte à Itv, a indiqué que de gré ou de force, les compétitions de la lutte vont reprendre. Il s’adresse aux autorités qu’il pointe du doigt mais qu’il invite également à respecter les pugilistes pour enfin approuver le déroulement des combats de lutte.

« Chaque lutteur faisait sa sortie pour réclamer l’ouverture de la saison. Seulement, il faut comprendre que les déclarations individuelles ne résolvent pas le problème. Ce qui peut régler le problème, c’est que les lutteurs se regroupent en un seul bloc pour faire face parce que l’heure est grave. Et la situation est dramatique. Les autorités doivent comprendre ce qui se passe. La situation de l’arène est grave. Les lutteurs ne sont pas n’importe qui dans le pays. Ils font vivre des milliers de personnes. L’économie de la lutte est à l’arrêt. Les transporteurs, le vendeur da cacahouète, les infographistes, les vendeurs de carburant, tout ce monde vit de la lutte. Donc, c’est toute une industrie qui est menacée. Il faut qu’on dise la vérité aux autorités, beaucoup de lutteurs sont morts dans la mer. Les lutteurs bravent la mer parce que l’espoir est perdu. Et face au désespoir, on ne peut pas imaginer la réaction de l’homme. Les lutteurs n’ont que l’arène, il faut qu’on leurs donne un respect total. Les politiciens les utilisent quand ils ont besoin d’eux. Ils utilisent la popularité des lutteurs pour leur guise. Maintenant, on pointe du doigt aux politiciens pour qu’ils réagissent. La lutte n’est pas exportée, elle n’est pas importée, elle est la sienne, notre sport national. Dix (10) mois sans activité est énorme. Les lutteurs souffrent, les promoteurs et tous les acteurs de lutte souffrent. Il faut que le problème soit réglé. Et, la solution et de voir comment faire démarrer les compétitions, il n’y a pas autre chose. « Beuré daay aam par la force dooleey mbaam, on va lutter de gré ou de force ». Quel que soit la situation, on va lutter. C’est le comment qui est la question. C’est une question de survie », dixit Malick Thiandoum.

Assane Walo Gueye