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Même-si aucune décision ministérielle n’a été donnée pour le démarrage de la saison de la lutte, le CNG va déposer un protocole sanitaire au niveau du ministère de l’Intérieur pour pouvoir organiser des combats de lutte dans le respect des mesures barrières. Malgré cette démarche de Bira Sène, beaucoup estime que les combats devront se dérouler en huis clos comme les matchs de football. Une solution inacceptable pour les promoteurs notamment Fallou Ndiaye et Gaston Mbengue, qui ont réagi dans les colonnes de Sunu Lamb.

Fallou Ndiaye, patron de Ndiaye Productions

« Je ne suis pas d’accord avec un huis clos »

« Je ne suis pas d’accord avec un huis clos. C’est impossible d’organiser des évènements de lutte en huis clos. Nous avons investi des millions sur nos différentes affiches. Nous devrons donc rentabiliser nos investissements. Nous utilisons des moyens propres pour sceller des combats et organiser des combats des combats. Cela n’est pas possible sans public. Aussi le pay-per-view ne marche pas avec tous les évènements. Il est impossible de réussir le PPV avec les petits combats. Ce que je préconise comme solution, c’est d’organiser nos combats en respectant les mesures barrières. Nous pouvons utiliser des sapeur-pompiers ou des forces de l’ordre. Ils seront mis au niveau des portes d’entrée pour veiller au respect strict du port obligatoire du masque, à l’utilisation des gels antiseptique et surtout au respect de la distanciation au niveau des sièges. Concernant les lutteurs, ils peuvent être testés dans la dernière semaines avant leurs combats.

Gaston Mbengue, le don King de l’arène

« Le huis clos n’est pas une solution pour la lutte »

« Le huis clos n’est pas la bonne solution pour la lutte. Nous sommes des promoteurs privés. Nous faisons des montages financiers pour organiser nos évènements. Avec le football c’est possible, parce que ça se gère avec une fédération qui est l’affaire de l’Etat. Et l’Etat intervient dans les charges et autres. La lutte ne peut pas se faire sans le public. Nous avons des combats qui coutent des centaines de millions. Pour le pay-per-view, nous sommes en phase de d’expérimentation jusqu’à présent. On ne maîtrise pas encore ce système du PPV comme il le faut. Nous ne pouvons pas organiser dans un terrain vide, avec seulement les champions qui vont s’affronter. Aussi, il est encore difficile d’avoir des sponsors pour nous accompagner. Les sponsors veulent du public et la réussite de nos évènements. Je ne peux pas organiser en huis clos. Je ne conseillerais pas aussi à mes jeunes frères, neveux promoteurs d’organiser en huis clos. »

Assane Walo Gueye