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Président de l’Association des amateurs authentiques et conseillé du président Bira Sène, Amadou Mbaye a eu un entretien avec le journal Sunu Lamb de ce matin. Il est revenu les mesures prises par le CNG après son installation mais il a aussi évoqué le problème des promoteurs et la question de l’AMALDA. L’amateur de lutte est également dubitatif de pouvoir arriver à la mise en place d’une fédération d’ici deux ans. Leewtoo.net vous propose l’essentiel de cet entretien.

Entretien

Comment appréciez-vous les premières mesures qui ont été prises par le CNG ?

Je les apprécie à juste raison. Le ministre des Sports, dans sa logique de pacification de l’arène, nous avez demandé de privilégier le dialogue. On était obligé de suivre ces directives pour l’apaisement du milieu. Il s’agissait de régler les différends qu’il y avait dans le milieu de la lutte. C’est un milieu très hostile. On ne pouvait que démarrer par régler tous les conflits, en tendant la main à tous les acteurs de ce sport. C’est dans ce sens que ces premières mesures ont été prises.

Ne pensez-vous pas que si la maladie persiste, on doit démarrer le sport en respectant les mesures barrières ?

Le promoteur a besoin d’un grand public pour rentabiliser son évènement. Ce n’est donc pas à son avantage. Dans un combat de lutte, si on enlève la chaleur humaine ou bien la présence du public, elle ne sera pas ce qu’elle est réellement. Donc, il ne faut pas priver la lutte de son public.

Votre ancien collaborateur de l’AMALDA, Doudou Diagne Diécko, a déclaré qu’il ne va plus se représenter comme candidat à sa propre structure. Est-ce qu’il est possible que vous présentiez votre candidature pour lui succéder ?

Si ces gens-là viennent me chercher, c’est possible. Mais je n’irais jamais voir qui que ce soit pour lui dire de venir me soutenir pour diriger l’AMALDA. Qu’il soit candidat ou pas, àa me laisse froid. Je me sens bien dans ma situation actuelle. Je m’en réjouis suffisamment. J’ai dépassé ce stade-là. Je ne vais pas dire que je vais rejeter toute collaboration. S’ils viennent me voir pour que je les guide, je pourrais l’accepté.

Comment aviez-vous vécu les hostilités qu’il y a eues entre les deux camps de promoteurs de lutte, lors de leur rencontre avec le CNG ?

C’est vraiment regrettable. Moi, je m’entendais vraiment à ça. Parce que lors de l’installation du CNG par le ministre des Sports à l’arène nationale (9 novembre 2020), il y a eu des réconciliations de façade. Donc, le fond du problème entre certains promoteurs n’a pas été réglé.

Vous les membres du CNG, comment vous vous étiez comportés lorsque la rencontre était tendue ?

On avait tous regretté ce qui s’était passé. C’est vraiment dommage. Surtout, après tout ce quoi a été fait ou été dit, qu’on retrouve dans une telle situation.

Vous pensez que le nouveau bureau du CNG est capable de remplir la mission que Matar Ba vous a confié ?

Oui, j’ai grand espoir. Parce que, je vois des gens bien capables. Le CNG regorge de personnalités qui jouissent d’une grande mortalité et d’une grande stature intellectuelle.

Le défi ne sera donc pas difficile à relever ?

Si, le défi sera très difficile à relever. Parce que je trouve que le temps imparti sera trop court pour aller vers une fédération de lutte. Deux ans ne peuvent pas suffire pour aller à une fédération de lutte. Je l’avais dit au président Bira Sène, lors d’une de nos réunions. Je lui disais que je suis vraiment dubitatif par rapport au temps qu’on a donné pour aller à une fédération. Je lui disais que j’ai peur qu’on puisse y arriver en deux ans.

Assane Walo Gueye