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De 1994 à 2020, ceci est la durée passée à la tête du CNG par Alioune Sarr. En effet, ce dernier quitte ses fonctions du président du CNG ce samedi 31 octobre 2020. Le Dr Sarr tire donc sa dernière cartouche dans la direction du comité de gestion de la lutte après 26 ans de leadership.

Le conseil déterminant de Nguirane Ndoye

Rien ne prédestinait Alioune Sarr à la tête d’une organisation de la lutte. Amateur au départ, membre également de l’écurie Sérère en un moment donné de sa vie, l’enfant de Fatick a été nommé par Ousmane Paye, en 1994, peut-être grâce à Nguirane Ndoye. Ancien président de la fédération de lutte, Nguirane Ndoye, qui avait décliné le choix fait sur lui pour diriger la lutte, avait ensuite désigné Alioune Sarr comme la personne indiquée pour conduire les destinées de la lutte sénégalaise. « J’ai conseillé au ministre Ousamane Paye de ne pas installer une fédération. Par la suite, je l’ai invité à choisir Alioune Sarr. Je l’avais dit en ces termes : j’ai vu un jeune intellectuel. À chaque manifestation, je le vois en faire queue au stade pour acheter son billet. Cette discipline l’intéresse. Je ne dis pas que c’est moi qui est motivé le choix d’Alioune Sarr, en tout cas, je l’avais suggéré au ministre », indiquait-il, en 2014, dans un entretien avec Sunu Lamb.

Le CNG résiste au temps

Installé durant un soir du 21 mars 1994 par l’arrêté ministériel 2020, au sortir d’une journée d’études organisée à l’hôtel Novotel afin d’aboutir à une fédération, le CNG, malgré la succession de 13 ministres, continue toujours d’exister. Après sa nomination, Alioune Sarr avait comme objectif de redresser la lutte avec un règlement bien connu. Une chose qu’il a réussie. Et c’est peut-être ce qui explique la longévité du CNG qui n’avait au départ qu’une durée de vie de 2 ans.

Les structures avant le CNG

Avant l’installation du CNG, d’autres structures l’avaient précédées. Abdoulaye Makhtar Diop, nommé ministre des Sports en 1990, est arrivé avec l’intention de reformer la lutte sénégalaise. Ainsi, il organisa une réforme en 1990 pour distinguer la lutte avec frappe de la lutte olympique. Il préconise également une gestion séparée des deux formes de lutte. Ce qui a occasion la création du comité d’administration et de contrôle de la lutte avec frappe (CACLAF) dirigé par Moulaye Idriss et le comité national provisoire de la lutte amateur) présidé par Cheikh Tiaré, nous rappelle Sunu Lamb.

Assane Walo Gueye