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Auteur du combat Thiatou Nguéweul (Yoff) bat Fils de Zale Lô (Cheikh Mbaba), le samedi 1er février 2020 à l’arène nationale, le promoteur Boubacar Niang, responsable de la structure Ama Events faisait, à cette occasion, son baptême du feu en tant que promoteur. Il avait également prévu quatre autres combats pour cette saison écoulée. Mais la covid-19 est venu tout arrêté. Malgré cela, il n’a pas bénéficié des fonds covid alloués aux promoteurs. Une chose qu’il regrette. Interpellé sur la question du huis clos, Boubacar Niang répond à Leewtoo.net qu’il approuve l’idée mais il estime que c’est l’Etat qui doit prendre en charge les tests covid des participants.

 

Organiser d’abord les quatre combats déjà montés avant de penser à autre chose

« Avant l’arrêt des activités de l’arène à cause de la covid-19, on avait déjà calé 4 journées. La première journée devait se dérouler à Rufisque au stade Ngalande Diouf et devait opposer Aboye (Kaay Bakh) et Fils de Zale Lô (Cheikh Mbaba), 19 avril on devait se produire au stade Caroline Faye de Mbour entre Boy Mbour (Mbour) et Ada Fédior (Teffess Gui). On avait également ficelé le combat entre Khérou Ngor 2 (Olympque de Ngor) et Boy Diop (Sakku Xam Xam). Nous devions aussi aller à Thiès au mois de juillet pour tenir le combat entre Diassi Peulh (Soumbédioune) et Modou Lô bou Diagga (Casa). C’était cela, l’agenda de Ama Events. On attend que la reprise des activités pour dérouler ce programme. J’ai discuté avec les lutteurs et leurs managers sur la question. A la suite de ce programme, nous comptons monter d’autres affiches pour le plaisir des amateurs mais également pour participer à l’édification de la lutte.

« Je suis prêt pour le huis clos mais, il faudra… »

« Le huis clos est possible et nous sommes prêts pour cela mais il faudra une organisation et un accompagnement qui permettront aux promoteurs de le réaliser. Personnellement, j’approuve l’idée parce que les autres disciplines font la même chose. Donc, la lutte aussi doit pouvoir faire de même. Même-si les réalités ne sont pas pareilles. Il faut comprendre que la principale source de revenue pour la lutte, c’est la billetterie alors que le huis clos écarte foncièrement ce système. La lutte n’a pas encore la force qu’a le football au niveau des télés. Le football européen est maintenu par les droits télés et le sponsoring. Ces deux facteurs n’existent pratiquement pas dans la lutte. C’est pourquoi, on a besoin de l’appui de l’Etat pour organiser nos combats en huis clos. L’autre point qui nécessite l’organisation des combats en huis clos c’est qu’il y a trop de combats qui étaient montés pour saison dernière. En plus de ceux prévus pour la présente saison, nous devons libérer le calendrier et régler tous les problèmes causés par la covid-19, pour cela, il faudra adhérer au huis clos. Mais pour rendre possible tout cela, il faut que les conditions imposées par l’Etat soient supportables. Les promoteurs ne doivent pas payer les tests covid, l’Etat doit prendre cela en charge pour le bien de la lutte. »

« La clef de répartition du fonds covid a été faussée »

« Tous les promoteurs sont impactés par la covid-19 à moins que tu n’avais pas déjà donné des avances à des lutteurs pour un combat. Avant la covid, j’avais quatre journées déjà calées. Les deux étaient déjà datés. Les avances étaient déjà données. Mais nous n’avons pas été pris en compte sur les fonds covid destinés aux promoteurs. La clef de répartition a été faussée, pas par les promoteurs, mais plutôt par les distributeurs, les autorités en charge de lutte. Elles auraient dû prévoir deux fourchettes c’est-à-dire identifier ceux qui ont régularisé leurs combats et les autres qui avaient déjà donné des avances en attendant de régulariser leurs évènements au niveau du CNG. Même si, ceux de la deuxième fourchette touchent moins que ceux de la première. Assane Ndiaye, Pape Abdou Fall et Fallou Ndiaye avaient fait des propositions allant dans ce sens mais les autorités n’ont pas malheureusement suivi leurs conseils. Nous sommes en crise et on devait privilégier l’esprit de la solidarité pour aider tout le monde : promoteurs, lutteurs, acteurs de la lutte. »

Assane Walo Gueye