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La région de Dakar est le bastion de la lutte. Ce n’est pas facile à contester puisque la capitale abrite les quatre stades les plus utilisés par la lutte, à travers le pays. Ces quatre stades sont l’arène nationale, le stade Iba Mar Diop, le stade Demba Diop et l’enceinte de Léopold Sédar Senghor. Sunu Lamb nous a fait une présentation de ces quatre structures sportives.

Arène nationale : un bijou de 20.000 places pour la lutte

L’arène nationale n’est pas exclusivement réservée à la lutte. D’autres disciplines peuvent également compétir dans l’arène. La capacité de l’arène est de 20. 000 places scindés en trois parties : rouge, jaune et vert. La partie rouge peut contenir 4. 500 places, la partie jaune 7.500 places et la partie vert 8.000 places. La pose de la première pierre a eu lieu le 7 avril 2016. La construction a duré 28 mois pour un coût total de 32 milliards et la remise des clefs entre le Président Macky Sall et celui de la Chine s’est déroulé le 22 juillet 2018.

Le stade Léopold Sédar Senghor : le lieu des grands évènements

Il ne faut pas se fatiguer, pour chercher le lieu des grands évènements de l’arène, il faut tout de suite penser au stade Léopold Sédar Senghor. Sa capacité de 60.000 places fait de lui, le site privilégié des promoteurs pour organiser leurs grands combats notamment les affiches des Rois des arènes. Inauguré le 31 octobre 1985 par le Président de la République Abdou Diouf, ce stade a accueilli le dernier combat du Roi des arènes, qui opposait Modou Lô à Eumeu Sène le 28 juillet 2019.

Iba Mar Diop : le stade de la révélation

On peut affirmer sans risquer de se tromper que les champions de l’arène présentement se sont révélés au niveau du stade Iba Mar Diop. Pour une capacité de 3.000 places, ce stade d’Handball est mis à la disposition des acteurs de la lutte les week-end. Et les promoteurs qui organisent des combats de moindre envergure préfère le plus souvent cette enceinte. Mais depuis l’année dernière Iba Mar Diop a été fermé à la lutte par le ministre des Sports Matar Ba. Les acteurs de la lutte font tout pour que qu’il soit rouvert à la lutte. Surtout durant cette période ou les combats ficelés sont très nombreux.

Demba Diop : le témoin de l’histoire de la lutte

Le stade Demba Diop ne peut pas être négligé si l’on veut retracer l’histoire de la lutte au Sénégal. En effet, ce lieu est le témoin du développement de la lutte. Après les arènes de quartier qui ne pouvaient plus contenir le public de la lutte, le stade Iba Mar Diop et venu pour être la solution des promoteurs d’alors. Ainsi, la génération de Mbaye Gueye, le 1er Tigre Fass, Abdourahmane Fallang, Double Less, Boy Bambara, entre autres ont évolué dessous marquant ainsi l’évolution de la lutte. Avec une capacité de 15.000 places, ce stade n’est plus fonctionnel depuis 2017 à la suite des échauffourées provoquant des décès durant la finale de la coupe de la Ligue qui opposait l’US Ouakam au Stade de Mbour.

Assane Walo Gueye