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Invité de l’émission JOTAAY LAMAB, diffusée chaque jeudi par Leewtoo TV, Malick Gnigue, président de l’Association des responsables des écoles et écuries de lutte du Sénégal (AREELS) a évoqué plusieurs sujets avec nous. Il estime que le démarrage de la saison cale au niveau du Président Macky Sall. Mais Malick Gningue a aussi révélé l’existence d’un règlement intérieur mis en par les responsables des écoles de lutte.

Entretien

Vous avez fait, récemment, une sortie pour exiger le démarrage de la saison le 14 avril. Pourquoi le choix de cette date ?

J’avais choisi le 14 février pour le démarrage de la saison parce que je croyais les choses allaient débuter ce 5 de ce mois. Parce que nous, AREELS, on nous avait annonçait que la saison été ouverte. C’est ainsi que nous avons invité tous nos membres à aller s’affilier. Ce qui a été fait. Nos pensionnaires ont acheté leurs licences. Pour le démarrage de la saison, on attend que le gouvernement.

Vous voulez dire que les écoles et écuries de lutte se sont tous déjà affiliées ?

Les écuries et écoles de lutte ont déjà fait leur devoir. Il ne reste plus que le gouvernement. Je ne dirais pas le gouvernement mais plutôt le Président de la République Macky Sall. Il a permis au football, au basket, à la course hippique de dérouler leurs activités pourquoi pas la lutte ? Ils n’ont plus le droit d’entendre. S’il s’agit du respect des mesures barrières, nous sommes d’accords à toutes les propositions allant dans ce sens. On est même prêt à les accompagner dans cadre.

Depuis le 4 janvier, Bira Sène avait déposé un protocole sanitaire au niveau du ministère des Sports. Selon vous, qu’est- ce qu’il y a dans ce protocole qui empêcherait le démarrage de la saison ?

Ce qu’il y a dans le protocole, c’est qu’ils veulent y voir.  Nous sommes prêts à accepter toutes les propositions de l’Etat pour la saison démarre enfin. S’ils craignent des rassemblements chez les lutteurs, nous sommes prêts à engager des discussions avec les lutteurs pour éviter cela. Nous pouvons, à un ou deux jours du combat, évacuer toutes les personnes qui penseraient se réunir chez les lutteurs. On peut pousser tout le monde à rester chez eux et suivre les combats à domicile.

Quelles sont ces propositions dont vous parlez ?

Qu’ils ouvrent la saison, on verra. S’ils ouvrent la saison, on leur montrera quoi faire pour éviter les rassemblements chez les lutteurs. Les lutteurs sont fatigués. Je suis fatigué, on me sollicite de partout pour me demander quand la saison va démarrer. Qu’ils ouvrent la saison, il est temps.

Est-ce que AREELS est prêt pour accepter le huis clos ?

Nous AREELS, nous sommes prêts à accepter toutes les propositions que l’Etat posera sur la table. AREELS est prêt sur toutes les formes : huis clos total comme huis clos partiel. Nous sommes prêts à accompagner l’Etat pour éviter la propagation du virus.

AREELS a organisé une conférence de presse, il y a quelques semaines. Quel a été l’Object de ce face-à-face avec les médias ?

Qu’est-ce qu’on peut faire dans l’arène sans passer par les écuries et écoles de lutte ? Malgré cela, les autorités de la lutte ont convoqué des réunions sans nous associer à ces réunions. C’est pourquoi nous sommes faits entendre. Comment pouvez-vous comprendre que convoque tout le monde tout en laissant de côté les responsables des écuries et écoles de lutte. C’est pour corriger cela, que nous avons organiser cette conférence de presse. Et le ministère a rectifié le tir par la suite. Nous avons aussi organisé cette conférence de presse pour dire aux autorités que les écoles, écuries, les lutteurs, les manager, les entraîneurs, nous sommes tous prêts pour l’ouverture de la saison. Il ne reste que l’Etat pour l’ouverture de la saison.

On attend qu’AREELS veut mettre sur pied un règlement intérieur qui coiffera toutes les écuries et écoles… ?

AREELS est une association. Ce qui veut dire que nous devons disposer d’un règlement intérieur que tout le monde devra respecter. Ce règlement intérieur a été retenu à la suite des discussions avec les coachs, les managers, les lutteurs, tout le monde. Si on applique ce règlement intérieur, tous les acteurs de l’arène en bénéficieront.

Qu’est-ce qui compose ce règlement intérieur au point de changer les choses dans l’arène ?

Nous allons vers une Fédération. Qui dit Fédération parle de regroupement d’entités. On ne peut pas y arriver sans au préalable avoir des points de convergences sur certaines choses. Nous allons cordonner nos violons et vous verrez que les chose ont changé si la saison démarre. Le règlement intérieur oblige les lutteurs à respecter leurs engagements vis-à-vis de l’écurie.

Avez-vous prévu des sanctions pour ceux qui enfreindront ce règlement ?

Bien sûr. Ceux qui ne respecteront le règlement seront sanctionnés. Je pense que personne ne pensera à enfreindre le règlement par respect pour soi.

Assane Walo Gueye