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Malick Sall, ministre de la justice a été maladroit à l’occasion de sa réaction sur France 24. En effet, le garde des Sceaux a accusé les lutteurs d’être les auteurs des manifestations qui se déroulées ces derniers temps dans le pays. « Il y a une habitude ici au Sénégal. Les jeunes, beaucoup étaient dans les écurie de lutte. Les écuries ? ça signifie quoi ? Toute la semaine, ils sont à l’entraînement, dans les salles d’entraînement et au bord de la mer. Les week-ends, ils étaient dans les stades. Ça leur permettait, non seulement de se défouler, mais de gagner leur vie. Et cela, ils en sont privés depuis bientôt un an. C’est pourquoi, ils ont sorti pour manifester », a réagi Malick Sall.

Des propos qui choqués tous les acteurs de la lutte. Au point de brandir une plainte contre le ministre. « Nous sommes en train de parler avec l’avocat de l’association qui m’a conseillé de porter plainte. Donc on va le faire. Parce qu’il a parlé sur une chaine internationale. Il faut le dire, depuis le début du Covid-19, nous n’avons pas reçu l’aide de l’Etat et pourtant nous sommes restés dignes. Face à cette situation, l’Etat n’a qu’à tirer des leçons au lieu d’accuser des lutteurs. C’est du n’importe quoi ! », a fait savoir Gris Bordeaux, président de l’Association nationale des lutteurs en activité, dans les ondes Zik FM.

Assane Walo Gueye